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 Jun wants to play ! *** [Yuyong]

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Yuyong
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Date d'inscription : 10/06/2017

Messages : 66

Métier : Superhéros du mal !

DC : Tetsuya Fumiko


MessageSujet: Jun wants to play ! *** [Yuyong]   Sam 10 Juin - 14:35

C’est pas moi m’sieur...
  • Yun
  • Jung-Hwa
  • « Le gosse »
  • 13 ans
  • Orientation indéfinie
  • Jeux et activités physiques

Casier judiciaire

Contrebande de drogues dures
L’accusé a avoué importer plusieurs tonnes de Novacoke et de Bliss et exporter plusieurs centaines de Dreamchips à la frontière de la Nouvelle-Corée en utilisant une fausse identité à l’aide de complices. Peine : 12 années de prison ferme et une amende de 300 000 Won.

Complicité par aide et assistance d’exportation de drogues
L’accusé a également aidé au transport et distribution de drogues. Peine : 5 années de prison ferme.

Homicides involontaires
L’accusé a avoué avoir donné des doses de Novacoke supérieures à celles préconisées. L’accusé compte trois victimes dont l’identité a été vérifiée. Il nie cependant avoir overdosé les disparus de son propre gré : selon lui, les victimes avaient été agressives, ayant pour conséquence de le faire céder malgré ses avertissements. Le jury a plaidé les crimes involontaires. Peine : 21 années de prison ferme et une amende de 65 000 Won pour dédommager les familles des victimes.

Complicité par aide et assistance d’homicides
L’accusé a dans un premier temps nié sa complicité dans dix meurtres prémédités de son réseau criminel. Sous la pression de l’opposition, l’accusé a finalement avoué avoir aidé les malfaiteurs à tendre des pièges aux victimes. Il a également été témoin de violences et meurtres et est donc déclaré coupable pour non assistance à personne en danger. Le mensonge étant également un crime puni par la loi, l’accusé est condamné à 23 années de prison ferme et 100 000 Won d’amende pour dédommager les familles des victimes.

Homicides volontaires
L’accusé a avoué lors du troisième appel avoir assassiné trois personnes avec préméditation. Peine : 82 années de prison ferme et 85 000 Won de dédommagement aux familles des victimes.

Trafics d’organes
L’accusé a avoué avoir commis et aidé à la commission de meurtres pour récupérer et vendre des organes pour le compte de son réseau criminel. Il soutient ne pas savoir ce que sont devenus les organes trafiqués. Peine : 52 années de prison ferme.

Contrebande de drogues dures en prison
Lors de sa première année de prison, l’accusé parvient à faire passer du Bliss aux prisonniers. Il a été immédiatement isolé après interpellation. L’accusé ajoute 6 années de prison ferme à sa détention.

Années de peine

201 années de peine, détaillées ci-dessus. On peut en faire des bêtises en l’espace de quatre ans...

Description physique


Jung-Hwa est un petit bonhomme dont la taille est dans les normes pour un garçon de son âge. Habillé de manière commune, avec des sweaters ou des t-shirts bons marchés, le jeune homme apprécie les vêtements lui donnant une liberté de mouvement. Pour cette raison il préfère souvent avoir les jambes nues et favorise les shorts, s’habillant de grandes chaussettes ou leggings s’il craint d’avoir froid. Et rien ne vaut de bonnes baskets increvables, idéales dans toutes circonstances.
Si ses habits son passe partout, son visage est en revanche moins commun ; ses traits sont tout aussi masculins que féminins, d’une androgynéité extrême, donnant bien souvent une grande difficulté aux gens quant au pronom qu’ils doivent utiliser. Ses grands yeux aux airs innocents sont acajous et tirent vers le rouge ; ses cheveux quant à eux sont normaux, tout simplement bruns, et coupés au carré.

Une fois en sous-vêtement, il est facile de remarquer la carrure athlétique de l’enfant qui possède un corps svelte aux muscles bien dessinés, et surtout bien cachés sous les vêtements. De nombreuses petites cicatrices et bleus se remarque ci et là sur sa peau claire.
La plupart du temps, Jung-Hwa exprime une joie sans limite, avec un sourire jusqu’aux oreilles et des yeux malicieux.

Description psychologique


Ce qui frappe tout d’abord chez cette petite teigne, c’est sa bonne humeur ambiante mais surtout son caractère particulièrement puéril pour son âge, qui peut facilement devenir pénible. Malgré ses treize années, il a tendance à agir comme un enfant de huit ou neuf ans : il aime jouer, faire des blagues, se vexe et boude facilement. Il n’a pas encore intégré les traits caractériels des adolescents, et n’étant pas beaucoup en contact avec eux, il y a de grandes chances pour qu’il passe directement au stade adulte dès qu’il l’estimera nécessaire.

Jung-Hwa n’est, malheureusement, pas comme les autres. Bien que jamais diagnostiqué comme tel, il est un psychopathe : et cela possède son lot de caractéristiques. En tout premier lieu, il ne ressent aucune émotion : la joie, la peur, la tristesse, le dégoût, … Toutes ces facettes qu’il exprime normalement ne sont qu’un jeu d’acteur qu’il manie à la perfection. Comme tout bon psychopathe, il a très tôt acquis les bons réflexes pour paraître comme un monsieur tout le monde un peu plus charismatique que la norme, et personne ne peut deviner qu’il ne ressent pas les sentiments qu’il exprime : un être empathique ne peut pas comprendre un individu qui ne l’est pas sans l’avoir identifié comme tel. Jung-Hwa s’agace assez rapidement, sans être colérique pour autant. Il ne supporte pas l’ennui et, hyperactif, a toujours besoin de bouger ou de s’occuper. Il est particulièrement intelligent et manipulateur. Comme tout psychopathe, son esprit d’analyse est excellent mais sélectif, son cerveau ne se rappelant que des événements et données qui l’intéressent. Le reste est oublié malgré lui. Le jeune homme n’a peur de rien et recherche sans cesse le challenge et les sensations fortes pour se sentir exister, se donner une raison d’être ; il possède également une très haute opinion de lui même. Ayant totalement conscience d’être ce qu’il est, il se considère supérieure à la population normale, et digère mal les reproches et sermons. Et, bien évidemment, ne ressentant pas d’émotion, Jung-Hwa ne peut pas éprouver de culpabilité pour quoi que ce soit. Il ne peut pas éprouver non plus de l’amour, mais peut faussement l’exprimer à travers la possession.

Souvent instable, Jung-Hwa ne supporte pas de se retrouver face à l’accusation de ne rien ressentir : cela le stresse et le panique, et peut le rendre imprévisible voire dangereux. Aussi, de par le fonctionnement de son cerveau, le gamin est paranoïaque à un stage léger : comme il est lui-même du genre à faire des coups bas et manipuler n’importe qui pour atteindre ses objectifs, il craint que l’on veuille faire de même avec lui. Aussi n’aime-t-il pas rendre des comptes.
Une autre facette du psychopathe tient dans sa tendance à dédoubler sa personnalité lors de ses crimes. Pour ne pas devenir fou et garder un contrôle de lui-même, Jung-Hwa s’est inventé une seconde personnalité qu’il nomme Geulimja (Ombre), une créature invisible qu’il l’obligerait ou l’inciterait à commettre des actes jugés punissables par la loi ou l’éthique sociale lorsqu’il rentre dans un stade de bouffée délirante. En se déphasant ainsi, il est plus simple pour le garçon de se faire passer comme étant normal auprès des autres.

Enfin, il est difficile pour un psychopathe de suivre les normes sociales qui lui sont incompréhensibles car illogiques et inappropriées pour son cerveau disruptif. Jung-Hwa suivra les grandes conventions pour se fondre dans la masse mais peut parfois être décalé voire agressif s’il est forcé à les respecter contre son gré.
Il est globalement très coopératif.

Signes particuliers


Jung-Hwa est né avec deux sexes : un pénis tout à fait fonctionnel et un vagin sous-développé. Cela ne l’a jamais vraiment travaillé et il a toujours gardé le pronom « il » sans que cela ne le dérange. Cependant, il ne se considère d’aucun sexe en particulier.

Histoire


Rapport RT-75X4-302 - Extrait 1
« Il est fort probable que le dénommé Yun Jung-Hwa ait été abandonné en raison d’une erreur génétique non détectée lors des échographies. Sa génitrice, qui a accouché seule, s’est enfuie de sa chambre et n’est pas venue récupérer son enfant. Il est supposé que la mère ait donné de faux noms et de fausses coordonnées puisqu’elle n’a pas été retrouvée. L’analyse médicale révèle un bébé possédant un pénis et un vagin sous-développé. L’hôpital et l’état le confient à l’orphelinat le plus proche,
Du beonjjae gihoe, L’orphelinat décide de lui attribuer temporairement le pronom masculin - inchangé à ce jour. »

Jung-Hwa ne connut que la tendresse d’une nourrice, jamais d’une mère. Incapable de nouer un lien maternel, il fut un bébé difficile parfois un peu délaissé ; il n’était pas le seul orphelin, après tout. Ses souvenirs de l’orphelinat le laissent indifférent : bien plus que ses camarades, c’est certain. Dès le plus jeune âge, il fut un enfant d’apparence stable mais possessif, parfois agressif, sans jamais exploser de rage pour autant. Incapable de tenir en place, il faisait parti de ces casse-cous qui n’écoutaient rien et recherchaient des sensations fortes en faisant n’importe quoi, comme monter sur les toits, voler de la nourriture au réfectoire, descendre du deuxième étage par la fenêtre, faire de méchantes blagues aux inconnus, etc. Il essayait souvent d’entraîner d’autres enfants dans ses bêtises ; si les nourrices pensaient à une volonté de se faire des amis, il n’en était rien : Jung-Hwa espérait simplement qu’ils se blesseraient ou se feraient disputer, par sadisme.


Rapport RT-75X4-302 - Extrait 2
« L’enfant suit une scolarité classique mais difficile. Ses instituteurs notent son comportement calme et paradoxalement hyperactif, parfois agressif. Il lui arrive de se battre et de blesser ses camarades sans jamais s’excuser. »


Jung-Hwa n’était pas réellement un exemple d’intégrité ou de réussite scolaire… Il faisait le minimum, ne s’intéressait à rien. Les cours l’ennuyèrent dès le premier cycle et il fut rejeté par ses camarades en raison de son comportement décalé. Incapable de se joindre à des enfants empathiques qu’il ne comprenait pas, l’enfant se battait régulièrement, sans plaisir réel si ce n’était la satisfaction de gagner. Il ne ressentait aucune culpabilité malgré les pleurs de ses camarades : il fut davantage isolé. Jung-Hwa en profita pour analyser ses camarades. Il comprit rapidement que pour se fondre dans la masse, être un mouton noir n’était pas une solution. Il commença également à craindre des représailles et des brimades : il adapta vite des réflexes sociaux vides de sens, des sourires, imita les autres enfants pour se faire passer comme étant l’un des leurs. Au fond de lui, le gamin était vide, froid, et ne ressentait aucune des émotions qu’il exprimait à la perfection, mais gagna énormément en confiance en lui, en égoïsme et devint davantage manipulateur. Il est un démon caché sous les traits d’un enfant, un monstre imperceptible.

Ne trouvant aucun intérêt à rester avec des gamins idiots et des adultes condescendants, Jung-Hwa ne tarda pas à fuir à seulement sept ans de l’orphelinat et de l’école pour aller là où ses jambes le porteraient. Il se retrouva inévitablement à la rue et, après avoir fuit plusieurs fois les forces de l’ordre, se fit repérer puis recueilli par un un groupe de jeunes malintentionnés. Ces délinquants étaient des sous-fifres de l’ordre Gidae Kkangpae, un réseau mafieux international. Jung-Hwa ne comprit pas tout sur le moment : il savait ce qu’était une mafia mais ne comprenait pas réellement ses activités, outre le fait d’être malentionnées. Il y voyait cependant une possibilité de rajouter du piment à sa misérable vie. Avec de belles pirouettes, il arriva à les convaincre qu’il pouvait être utile. Il joua la comédie, fit semblant d’avoir peur. Sniff, sniff, si vous me laissez en vie, je pourrai vous aider ! Je suis petit, et je suis gentil… Je veux pas qu’on me fasse du mal, laissez-moi vous aider, sniff, sniff !... Et bingo. C’était tellement facile avec ces adultes empathiques qui se croyaient plus intelligents que lui.

Bien sûr, l’enfant n’arrivait à se lier d’amitié avec personne, et se laissa porter par les évènements. Il avait un toit et une pseudo-famille qui le nourrissait. La branche nord de la mafia chercha à l’embobiner et l’enfant se laissa faire avec des grands sourires niais, remerciant mille fois ses bienfaiteurs en les insultant dans son for intérieur. Il était très rapidement utilisé pour réaliser de la contrebande à la frontière du pays. C’est une activité qu’il appréciait : toujours aux aguets des forces de l’ordre, il devait faire semblant d’être un gamin comme les autres avec ses deux grands frères qui n’avaient d’autre choix que de le garder pendant qu’ils travaillaient. Ce rôle lui allait à la perfection et petit à petit, Jung-Hwa se forgea cette personnalité fanfaronne qu’il affectionne. Personne ne se méfie d’un gosse gai-luron, si ?


Rapport RT-75X4-302 - Extrait 3
« La première victime de Yun Jung-Hwa est jugée involontaire. Il donne une dose de
Novacoke importante à Bang Un. Elle est retrouvée morte par sa famille une semaine plus tard. Yun Jung-Hwa avoue avoir distribué pas plus de six drogues différentes au total durant trois ans. »

Il avait juste eu envie d’essayer. De voir ce que ces pathétiques drogués peuvent faire d’irresponsable pour se sentir mieux. A travers eux, il voyait comme un miroir et cela l’agaçait : par mépris, il n’hésita pas à tuer une jeune femme qu’il ne connaissait pas ; il ne lui avait même jamais livré de drogue avant ce jour. Il l’avait suivie dans sa chambre et, alors qu’elle jouissait des effets de sa cocaïne, augmenta petit à petit les doses, gratuitement, gentiment, avec un grand sourire innocent. Mais ce n’était pas lui, non… C’est Geulimja. Elle était derrière elle, cette grande ombre dégoulinante de ténèbres, il pouvait la sentir. Même s’il ne la voyait pas, il l’imaginait très bien : noire comme du charbon, dégoulinante de pétrol, sans yeux mais avec de grandes dents pointues. Vas-y, tue-là, lui chuchota-t-elle en souriant. Elle ne mérite pas plus de vivre que n’importe qui d’autre. Elle est un déchet. Qui la regrettera ?

Jung-Hwa récidiva trois mois plus tard avec un couple de drogués qui essayaient de le malmener. Il venait leur vendre leur donne hebdomadaire, un dérivé de meth sous forme de pilules bleues et roses ; une drogue très addictive qui pouvait rendre agressif des utilisateurs avec un mauvais fond. Ils lui parlaient mal et appuyaient sur la corde sensible d’un psychopathe : son ego. Tu ne sers un rien, tu n’es qu’un sale gosse faible. Tu t’es fait manipulé, tu es utilisé, tu dois vraiment être con, hein ! Donner de la drogue, comme ça, tu parles d’une vie misérable. Tu seras jamais rien. Jamais rien d’autre qu’un gosse stupide qui donne de la drogue et tu crèveras comme un chien. Ouais, tu as raison, chéri ! C’est ça !
Le ricanement de la blonde retentissait dans le crâne du gamin qui devait prendre sur lui pour ne pas paraître en colère. Il bouillonnait, et il pouvait sentir Geulimja, son ombre, ramper à ses pieds avant de glisser sur son dos. Un frisson le parcourut, et son sourire innocent peu à peu trembla, se déforma, pour revenir, et re-disparaître, et ainsi de suite. Le couple remarqua ce changement et cru, à tort, que le gosse allait se mettre à pleurer. Quoi, il va chialer maintenant ? Un gamin qui donne de la daube, qui chiale, on aura tout vu ! Tu es capable de ressentir du remord, toi ? Tu es capable ? C’est de ta faute si je me ruine pour ça, tu sais ! Et tu vas me faire croire que tu es triste ?

Triste. Triste. Les pensées de Jung-Hwa devinrent toutes blanches. Il s’immobilisa, les yeux écarquillés et la bouche entrouverte. Triste ? C’était quoi, être triste ? Faire semblant de pleurer. Se plaindre ? Gémir ? Faire semblant. C’était quoi, être triste ? C’était quoi, ressentir ? Il paniqua, perdit ses repères : il sentit qu’il lâchait prise sur le contrôle de lui même. C’est quoi, ressentir ? C’est quoi, ressentir ? C’est quoi ? C’EST QUOI ?

L’homme n’eut pas le temps de l’insulter une fois de plus ; alors qu’il ouvrait grand la bouche pour perfider, Jung-Hwa attrapa quatre pilules et lui enfonça dans le fond de la gorge. Il lui maintint la mâchoire fermée de toutes ses forces, alors que l’homme se débattit comme un fou, lui frappant le dos, le plaquant contre un mur puis un coin de meuble pour lui faire lâcher prise. Mais Jung-Hwa ignora toutes les douleurs ; son regard terrifiant fixa les pupilles de sa victime avec des yeux aussi froids qu’anti-pathiques. Il ne s’arrêta pas là, bien évidemment ; dans un état second, inconscient véritablement de ses actes, il se dirigea vers la femme qui venait d’ingérer une dose de Bliss, calmement posée sur son lit, bougeant à peine. Sa bouche était ouverte et Jung-Hwa laissa simplement tomber plusieurs pilules entre ses lèvres, puis s’assura qu’elle les avait bien avalées.
Ensuite, il enjamba le corps convulsant de l’homme, sans même donner un autre regard, et sortit de l’appartement.

Lorsqu’il reprit ses esprits, il était sur un banc, dans un parc. Son esprit brisé rattrapa le blanc en re-créant Geulimja : c’était l’ombre qui avait tout fait. Ses souvenirs étaient clairs, limpides, mais Jung-Hwa refusa de croire qu’il en était le responsable ; il accuse cet autre lui intangible pour se protéger, non pas pour effacer une culpabilité inexistante, mais rester stable afin de ne pas perdre la raison fragile qu’il possédait.


Rapport RT-75X4-302 - Extrait 4
« Yun Jung-Hwa aurait été utilisé par la branche nord de Gidae Kkangpae pendant trois ans, avant d’être muté d’urgence à SIA. Les forces de l’ordre coincent la branche nord du réseau et sont évacués les éléments prometteurs ou faciles à déplacer. Il est bien sûr aisé de déplacer un enfant inconnu des fichiers policiers. L’accusé Yun Jung-Hwa est alors sous tutelle du criminel Kim Sang-Hun, interpellé et jugé en même temps que lui actuellement. Kim Sang-Hun est connu pour avoir prémédité de nombreux meurtres et être le chef du trafic d’organe de la mafia Gidae Kkangpae. »


Kim Sang-Hun était un ancien étudiant en médecine qui avait très mal tourné. Jung-Hwa le reconnu à l’instant même où il le vit : ils étaient identiques. Leurs sourires s’effacèrent simultanément alors qu’ils plongèrent leurs yeux psychopathes l’un dans l’autre. Aucun masque n’était nécessaire. Sang-Hun lui tendit la main : « Je vais tout t’apprendre. »
L’enfant observait avec beaucoup d’intérêt son supérieur : un homme respectable pour la population normale, qui maniait avec précision les poisons et les armes blanches. Jung-Hwa gagna davantage en agilité et en précision à ses côtés : ils prenaient des cours d’arts martiaux ensemble, mangeaient ensemble, dormaient ensemble, créaient des poisons ensemble, choisissaient leurs prochaines victimes ensemble. Ainsi Jung-Hwa apprit rapidement toute la panoplie du parfait petit mafieux : se défendre, attaquer, rechercher sur le net et sur le terrain, créer des relations avec ses collègues, effacer ses traces, ainsi qu’apprendre des rudiments en terme de lois car après tout, il vaut mieux savoir où on met les pieds quand on ne respecte pas l’ordre établi.

Sa première cible fut un moment inoubliable.
Un garçon de bonne famille, étudiant en ingénierie scientifique. Il n’avait jamais fumé, jamais bu, et était nourri de la meilleure manière qu’il soit.

« C’est presque dommage que nous n’ayons besoin que de ses poumons. » avoua Sang-Hun tandis qu’il achètait une glace à sa pupille. L’enfant le regarda avec de grands yeux froids et suivait leur victime des yeux. « Les organes se gardent si peu longtemps ? » demanda-t-il. « Oui, et n’oublie pas que notre action est chronométrée à la seconde près pour cette raison. Notre clinique est en train de se préparer en ce moment même. Et notre opérée n’étant personne d’autre que la petite fille du big boss, nous n’avons pas le droit à l’erreur… ».

L’enfant secoua la tête puis sourit, ricana, exprima une joie qu’il ne ressentait pas mais qui semblait réelle. « Il n’y en aura pas ! » s’écria-t-il en filant avec sa glace, mimant un avion en tendant ses bras dans les airs.

Rapport RT-75X4-302 - Extrait 5
« Le premier homicide involontaire se fait par complicité et assistance. L’accusé Yun Jung-Hwa  tend une embuscade à Lee Chin-Ho en renversant sa glace sur la victime. Il mime la panique et les pleurs, prétend avoir perdu de vue son père. Il emmène ensuite sa victime dans une ruelle où elle se fait assommer puis kidnapper. La victime est assassinée puis ouverte dans l’heure. Le bénéficiaire des organes est toujours inconnu à ce jour. »


Les victimes défilaient et cela faisait déjà un an que Jung-Hwa était un complice dans les meurtres prémédités des trafics d’organes. Il enviait un peu son chef qui était chargé d’assassiner ses victimes ; il avait envie de savoir ce que ça faisait, lui aussi ! La dernière avait ingéré du poison et il n’avait pas eu le temps de vraiment la voir avant son opération. Mais cette victime là était encore vivante, toute fraîche ! Enfermée dans une pièce sans fenêtres aux murs blancs, au fond du squat qu’ils occupaient, au dessus de la clinique vagabonde. Il n’osait pas demander d’être le bourreau pour autant. C’est Geulimja qui tuait, pas lui ; pourquoi est-ce qu’un enfant innocent demanderait à commettre un acte si odieux ? Il était plus simple d’obéir pour se donner un alibi. Pour autant; Jung-Hwa ne supportait pas de ne pas être l’égal de Sang-Hun, son âge n’étant pas une raison valable à ses yeux, ni son ancienneté. Il était tout aussi capable et plus que la curiosité, c’était son égo qui désirait commettre un meurtre supplémentaire ; un meurtre égal à son chef, pour être au même niveau, sinon plus haut.
Pourtant, sa chance tourna et son souhait s'exauça plus vite qu’il ne l’aurait pensé. Il entendit des bruits de pas précipités ; l’enfant avança prudemment dans le couloir, fort de ses capacités d’infiltration. L’un de ses camarades était au sol et la cellule de leur victime grande ouverte... Jung-Hwa ne tarda pas à agir, sans réfléchir. Suivant le bruit anormal qui courait dans les couloirs, il retrouva la jeune fille sans mal, cachée dans la cuisine de fortune de la planque. Elle sursauta en le voyant arriver et fut stupéfaite de trouver un enfant dans ce trou malfamé.

« Qu-Qu’est-ce que tu fais ici ?
- Je ne sais pas… » mentit le gamin d’un ton plaintif.

La demoiselle se précipita vers lui et posa sa main sur son épaule ; on va sortir d’ici, lui avait-elle dit avec un regard déterminé. Elle n’en eut pas le temps cependant ; Jung-Hwa sauta sur le comptoir et la frappa avec une casserole attrapée à la va vite ; elle parvint de justesse à l’esquiver mais trébucha. Alors qu’elle voulut s’enfuir en rampant à même le sol, l’enfant attrapea un couteau à viande et courut vers elle, puis l’enjamba, un regard terrifiant sur le visage. Il ne souriait pas, ni ne pleurait : il n’exprimait absolument rien. Il immobilisa sa victime en lui attrapant fermement les poignets. La jeune femme se sentit si impuissante face à, pourtant, un gamin. Des bruits de pas se firent entendre dans le couloir ; Jung-Hwa savait qu’il devait agir maintenant, où jamais il n’aurait l’occasion de passer à l’acte. Silencieusement, insensible aux gémissements et supplications de sa victime, une main sur sa bouche et l’autre sur son arme, il balança son bras et poignarda sa victime dans le crâne. Son esprit devint blanc au même moment, et son visage fut incapable d’exprimer une quelconque émotion.

« Jun, qu’est-ce que tu as fait ?!
- Elle allait s’échapper. Je l’ai neutralisée. »

Sa voix était robotique, machinale. Il mentit par défaut, comme en mode automatique. Il était ici sans être là ; son cerveau était gelé. Il rattrapait peu à peu les faits, et de nouveau, s’inventa une autre réalité pour préserver sa stabilité.

« Le bloc n’est pas prêt, tu as fait n’importe quoi ! »

Sang-Hun se précipita vers la défunte et sa pupille, attrapant le cadavre en poussant violemment l’enfant. Avant qu’il ne pénètre avec hâte la sortie, le gamin remarqua calmement :

« Geulimja voulait que je la fasse saigner plus. Mais j’ai résisté, tu sais. Je suis fort ! Je n’ai pas touché ses organes. Je suis un bon garçon, non ? »

Son ton était dynamique, ponctué d’exclamations mais dénué d’émotion, glacial et vide de sens. Le gamin n’obtint aucune réponse. Pourquoi avait-il fallu que ce soit Sang-Hun et non un quelconque sous-fifre ? Cela aurait été n’importe qui d’autre, l’enfant aurait pu prétexter la panique ou la peur. Il laissa tomber son bras en tenant fermement son couteau, le visage dépité ; de toutes les personnes possibles, il était tombé sur la seule qui savait quand il mentait. Bah, au moins, il avait essayé ce qu’il désirait. Et, comme il pouvait s’y attendre, il ne ressentait rien : et cela ne le perturba pas le moins du monde. Fixant le sang perlant au bout de la lame de son outil, il s’agaça dans un tic nerveux, cliquetant sa langue contre son palai. Il n’était pas satisfait. Tout n’avait pas été parfait.


Rapport RT-75X4-302 - Extrait 6
« L’accusé Yun Jung-Hwa avoue avoir assassiné deux autres victimes suite à son premier meurtre à l’arme blanche. Ils sont prémédités pour le compte du trafic d’organe. La dernière opération tourne mal : les forces de l’ordre enquêtent sur le cas exceptionnel d’un patient venu pour un rejet de greffe à l’hôpital. Les enquêtes se révèlent concluantes et le réseau Gidae Kkangpae se fait peu à peu démanteler dans l’ensemble de la Nouvelle-Corée. Sont interpellés divers suspects, dont Yun Jung-Hwa et Kin Sang-Hun. Le procès de l’accusé a lieu le 08 novembre 2204. La complexité du dossier divise le procès sur plusieurs appels. L’accusé est en parallèle suivi par un psychiatre. »


Jung-Hwa n’aimait pas trop cette dame avec ces grands airs. Enfermés dans une salle entièrement blanche, avec pour seuls meubles une table et deux chaises monochromes, l’ennui était mortel. L’enfant balançait ses pieds, sifflotait, s’amusait, et répondait de manière très évasive aux questions de la psychiatre. Son grand jeu était théâtral et le rapport ne fut pas concluant : il était impossible de savoir si cet enfant était oui ou non psychopathe, ou s’il présentait d’autres troubles, le seul remarqué étant une dissociation de personnalité lors de la commission d’un crime. Jung-Hwa n’arrêta jamais sa comédie et continua de jouer son rôle d’enfant utilisé jusqu’à la fin, maniant avec minutie ses témoignages et aveux, cherchant en permanence à se faire passer pour la victime.


Rapport RT-75X4-302 - Extrait 6
« La condamnation finale de Yun Jung-Hwa est décidée le 25 décembre 2204. Il est immédiatement enfermé. Il parviendra néanmoins à faire passer du
Bliss[/i] aux prisonniers grâce à un ancien contact de la mafia. Il refuse de donner le nom de ses complices en prétextant la peur des représailles. Un nouveau procès rallonge sa peine le 27 avril 2205. Le condamné Yun Jung-Hwa est récupéré par la société RevolTech le 3 mai 2205. »[/i]

Jung-Hwa ne voyait pas de raison de refuser l’offre de RevolTech. Sortir du trou ne pouvait qu’être plus amusant ; et les brimades de la prison n’étaient pas vraiment son choix de vie. Une nouvelle maison bien rangée et bien soignée, de la bonne nourriture, et plein de copains pour s’amuser ! Joie ! Il lui restait à suivre les ordres… Et ce n’était pas gagné.

Et toi, qui es-tu ?

X PUF Tentacule
X Comment avez-vous connu le forum ? J-Je, c’est pas moi qui l’ai codé ! C-c’est pas comme si c’était pour Bear-kun, b-b-baka !
X Personnage sur l’avatar Chara (Undertale)
X Un petit mot doux ? BAKAAAAAAA !

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Yuyong
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MessageSujet: Re: Jun wants to play ! *** [Yuyong]   Dim 11 Juin - 14:56

Te voilà validé(e) !
Félicitations, te voilà officiellement parmi nous ! Il ne reste que deux trois petites choses à faire :

- Faire recenser ton avatar sur ce topic.
- Créer le journal personnel de ton perso dans ce topic-là.
- Partir à la recherche de rp, dans le topic de demande de rp.
- Créer le Commlink de ton perso sur ce topic selon le modèle, pour envoyer et recevoir des messages !
- Et si tu as envie de flooder et délirer en notre compagnie, le flood général est ici-même, so enjoy !

Ceci dit, nous te souhaitons encore la bienvenue sur le forum, puisses-tu t'y amuser et y rp à foison ! ♥

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Spinal Fluid Explosion Boy
He is a hustler, he's no good at all. He is a loser, he lies, he bluffs, he's unreliable.
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Yuyong
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MessageSujet: Re: Jun wants to play ! *** [Yuyong]   Dim 11 Juin - 19:17

Yaaaay, merci bien !

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MessageSujet: Re: Jun wants to play ! *** [Yuyong]   

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